Poisson de verre


Sortons un peu des sentiers battus, les vacances sont là pour ça!

Oui, elles sont finies, mais l’heure est arrivée de raconter que j’y ai fait le 16 août un atelier d’un nouveau genre.

Une initiation au vitrail…

Ambiance

Imaginons un petit village de bord de mer, peuplé d’irréductibles touristes… Que faire pour les occuper? Un groupe d’artisans a lancé une initiative intéressante, consistant à donner des cours d’initiation à leurs arts préférés… L’un à la céramique, l’autre au dessin sur plexiglas, le troisième sur l’enluminure, ou la reliure… et une autre sur le vitrail.

Etant sur place et désoeuvré… Non… C’est pas ça…

Etant sur place et saturé de m’occuper de mon fils à temps plein, ayant une envie de fuir m’aérer un peu… (oui c’est ça!) je me suis dit, tiens, mais pourquoi pas.

Je pensais au départ tester vitrail un jour, et céramique un peu après, mais la prof de céramique a pris une semaine de vacances (la pertinence du choix de prendre des vacances quand on organise ce genre de prestation m’échappe un brin, mais passons).

Donc ce sera vitrail.

Les conditions étaient idéales:

  • le seul jour ou presque où il a fait gris, voir pluvieux (les photos ont été prises le lendemain)
  • un groupe de 1 élève, donc moi même, ce qui permet d’avoir un peu plus d’attention de la prof
  • une prof bien sympathique (quoi que moins déjantée que celle dont j’ai l’habitude)

Et donc, me voici parti à me lancer dans un art qui m’est totalement étranger.

Au boulot !

Les étapes sont:

  • faire un tracé (un poisson dans mon cas) simple, avec 6 morceaux, sur du papier un peu fort
  • décalquer le croquis et numéroter chaque cloisons, tant sur le papier que sur les calques
  • calibrage, c’est à dire découpe du dessin original, le long des traits de crayon, mais en laissant quelques milimètres de chaque côté (pour le plomb). J’ai utilisé un ciseau à 3 lames, exprès pour!
  • coupe du verre, sur des verres de couleurs diverses. En fonction de ce qui restait en stock aussi… C’est à ce stade que je suis passé de 6 pièces à 7 pièces dans mon poisson, le morceau rouge ayant eu la bonne idée de se couper tout seul. Et plus aucun autre morceau assez grand pour le remplace, j’ai proposé cette petite variation (qui forme une sorte de nageoire)
  • sertissage, ou mise en plomb, étape fort déplaisante, qui consiste à tout caller avec des clous, retirer les clous, glisser du plomb, remettre des clous… C’est à dire déplacer des morceaux tout en maintenant le tout en place… Bref, pas simple du tout.
  • soudage, qui consiste a mettre un peu d’étain sur les intersections de plombs, pour les solidariser (non sans avoir au préalable passer un peu de cire dessus pour faciliter la fusion)
  • nettoyage

En 3 heures environ, le résultat:


En prime, le soleil de Bretagne en arrière plan. Car oui, il y en avait plein cette année…
Et aussi ma main, mais ça, l’intérêt est assez limité.

Conclusion(s)

Bon, je suis assez content.

Le poisson ressemble à un poisson, et c’était toujours intéressant de découvrir et expérimenter des nouvelles choses.

Le tout sans me couper ni me taper sur les doigts avec le marteau.

Pour une première c’est pas mal.

J’avoue cependant ne pas être fan, je trouve cela assez froid à travailler.

Et l’équipement est important tout de même, ce qui exclut à priori toute tentative de le refaire en solo chez moi… Sans compter le prix du verre…

Bref, je ne referais sans doute pas, mais je suis content de l’avoir fait.

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