Melting Pot et poudres à embosser…


A force de fréquenter les salons et boutiques de Scrap, il fallait bien que je me fasse avoir et que j’achète des trucs.

L’essai de ce 21 avril concerne donc le Melting Pot, ce creuset servant à la fonte de poudre à embosser, pour créer des bijoux en plastique…

Cela faisait un moment que je tournait autour du (melting) pot, et j’ai craqué, profitant de promo intéressante. J’ai donc investi dans cet outil étrange.

Melting Pot de chez Ranger

Nous parlons d’un creuset en matière non adhérente, posé sur une sorte de résistance, et muni d’un thermostat (je fais simple).

Il sert à faire fondre de la cire (entre 40° et 60°), du savon (60° à 80°), et de la poudre UTEE, poudre à gauffrer / à embosser (de 150 à 170°C). Et sans doute d’autres trucs que j’essaierais sans doute, en faisant attention à la toxicité des fumées (si, si, promis).

La poudre UTEE fond… On peut mettre de la clear, des couleurs, des mélanges…

J’ai pour l’instant testé la UTEE, qui se travaille de diverses manières:

  • moulée dans de la silicone,
  • coulée sur une plaque de silicone avec un coup d’emporte pièce à chaud (ou coulée dans l’emporte pièce ; ou sur une plaque de carrelage)
  • se tamponner (à chaud) avec un tampon en caoutchouc vulcanisé (ceux qui sont rouges briques, et qui résistent à la chaleur)
  • se couler sur de la Fimo

Bref, tout un univers de créativité qui s’ouvre (non, je n’ai pas d’action chez Ranger, ni ne connait spécialement Suze Weinberg, la principale démonstratrice de l’appareil pour la marque).

UTEE Clear

Premiers essais avec de la UTEE Clear ; utilisation façon résine.

Donc nous avons :

  1. Paillette dans la transparence
  2. Transfert d’impression laser (marche plutôt bien)
  3. Bord transparent, intérieur blanc
  4. Peinture à l’alcool peu mélangée
  5. Support Fimo marqué d’une texture, recouverte de Pearl Ex, et coulure de UTEE transparent ; oui, un peu plus de boulot pour celui ci et son copain d’après
  6. Idem 5, avec soudure noire ; les deux sont un peu sombres

Un peu plus jaune et moins transparente que la résine, mais tellement plus rapide à prendre…

Poudre noire, blanche, des peintures…

Tout est bon, y compris (et surtout) des mélanges. Comme pour le secret de mousse de La Laitière, mal mélangé, ça marche aussi. Une touche de poudre à embosser argentée donne de zolis reflets… argentés(!)

Je ne les détaille pas tous, les résultats sont quand même globalement sympa – les nombreux ratés ont été refondus au fur et à mesure.

Notons que j’ai acheté de la poudre blanche, noire et clear, et des peintures spéciales histoire de créer mes couleurs. Mauvaise idée, la peinture s’intègre assez mal, et semble frire quand on l’incorpore. Il vaut mieux acheter des poudres de couleurs, teintées à la base.

Conclusion (provisoire)

Disons le tout : l’appareil coûte quand même entre 30€ et 50 €, et peut sans doute se remplacer par une vieille casserole anti adhésive dédiée à cela, à condition de bien surveiller la fonte. Il simplifie tout de même le processus. Attention, il y a deux poignées, c’est pour le tenir à deux mains; donc si vous voulez tenir le moule d’une main et le Melting Pot des deux autres, forcément il vous en manque une, donc vous tenez l’appareil d’une seule main, et c’est sot car c’est chaud. A noter aussi que les finitions peuvent se faire avec un heat gun, pistoler à embosser, appareil que je n’ai pas encore.

Autre inconvénient : le coût de la poudre à embosser, car il en faut pas mal pour faire un objet digne d’intérêt. Même si on peut refondre au fur et à mesure des échecs, et que ça revient moins cher au prix de gros.

Comme avec la résine, c’est surtout une question de moules. On peut fabriquer les siens avec de la sillicone (la lisse, c’est mieux), recycler des trucs de la cuisine (mais ne pas les remettre dans la cuisine) genre moule à gateaux, à chocolat, à glaçon… Suze Weinberg vante les mérites de moules en téflon qui marcherait aussi bien, mais en moins cher que la sillicone…

Le gros problème reste la durée de travail : le plastique se durcit quasiment instantanément, parfois même avant d’avoir le temps de remplir totalement le moule ; à l’inverse de la résine où il faut attendre le lendemain (voire pire si on fait plusieurs couches). Il existe une sorte de cire que l’on peut ajouter, qui résoud peut-être ce soucis (a voir). Ou alors, comme sur les démos de Suze, il faut réellement remplir le truc de poudre pour obtenir un liquide, c’est peut être le fait d’y aller à l’économie… a voir.

Ah oui, et l’odeur de plastoc, au bout d’un moment, pas top. Et se méfier des traces de doigts aussi (ça durcit vite, mais quand même).

Terminons par un conseil : n’ouvrez jamais un pot de poudre autrement que bien à la verticale, sinon ben il en fiche partout c’t’âne, au prix qu’ça coute, ma pov dame… Bon, ça agace mais ça se récupère.

Bref, c’est sympa, et à creuser, ce creuset…

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