Grappes de fleurs


Des fleurs en grappes, destinées à donner des bijoux, c’est le thème de l’atelier de ce samedi 23 février…

Un atelier spécial, vu que je n’ai pas pris de notes sur ce qu’il c’est passé et dit. Enfin, je voulais pas, mais on m’a forcé.

Je ne voulais pas…

Je ne voulais pas prendre de notes parce qu’à chaque fois, je me crois obliger de relater sur ce blog ce qu’il c’est dit, et après cela me pose des soucis.

Du genre mais on a pas dit ça, alors que si, puisque je l’ai noté…

En ne notant pas, je ne suis pas tenté de raconter ce qu’il c’est dit, et alors personne ne dit on a pas dit ça.

Je ne voulais pas prendre de notes parce que j’étais fatigué. Un peu malade. Une sorte de bronchite qui traine et qui me fatigue. Et que je vois pas le rapport, mais quand même.

Tiens, puisqu’on papote et qu’on donne des nouvelles, le petit vient de faire la varicelle. Pas grand chose, mais du genre avec des boutons. Oui, je sais, c’est un peu normal pour une varicelle.

Je ne voulais pas prendre de note, parce que ça use du papier. Bon, en même temps, j’avais mon bloc avec moi. Car moi je prends mes affaires quand je vais en cours.

Enfin, je dis ça, je dis rien, mais quand même.

Des fois, il y en a qui viennent en cours et pi qui prennent pas de quoi écrire. Et quand la professeur elle dit des truc qu’il faut noter, ben ils peuvent pas prendre de note et ils sont bien embêtés. Du coup, comme j’aime pas que les gens soient embêtés, ben je leur donne de quoi noter. Et ça use du papier.

Alors que si on prend pas de notes, ben on en use moins.

Mais en même temps, du coup on note pas ce que dit la prof, et pi après on peut pas refaire les trucs qu’on fait parce qu’on a pas noté.


Parterre de fleurs avant cuisson

Et puis je voulais pas parce que je faisais la grève des notes.

On m’a forcé à prendre des notes.

Il y en a, qui m’ont dit plusieurs fois: tiens, note ça. Pour que je le raconte ici.

Ah oui, c’est un peu le paradoxe de la chose. Quand je prends des notes et que je raconte ici, ben on me dit mais on a pas dit ça, mais quand je note pas, ben on me dit de noter pour que je raconte ici ce qu’on a dit.

Pour après dire qu’on l’a pas dit, alors que si puisque je l’ai noté.

On m’a forcé.

Déjà aussi, on m’a forcé parce qu’il y en a qui ont dit des trucs qu’on pouvait pas laisser passer. Du genre qu’il faut pas que ça tombe dans les oubliettes de la mémoire collective, car ce serait dommage d’oublier de si belles répliques.

Qui font tout le sel des cours de Florence. Et de ses élèves. Ou le poivre. Enfin, les épices et assaisonnements quoi. Enfin bref, vous voyez?

Donc, j’ai du noter.

J’ai noté que:

  • C’est bariolé
  • On a pas la même conception de la bariolitude.

Oui. Je ne peux pas inventer un truc comme ça. Donc si je l’écrit ici, c’est que je l’ai noté. Et si je l’ai noté, c’est que ça a été dit, après on pourra pas dire que on l’a pas dit.

J’ai aussi noté que:

  • Ma chienne elle joue de la flute tous les matins.

Ah ça non plus je peux pas l’inventer.

D’une part car je n’ai pas d’animaux domestique (ni poisson, ni chien, ni…) et qu’ensuite une chienne qui joue de la flute, je sais pas ce que ça peut donner.

Ni ce qu’elle peut jouer d’ailleurs.

De la flute, oui, mais quel morceau?

Les Quatre préludes flasques (pour un chien) d’Erik Satie, peut être?

Autre expression, dans le même esprit:

  • Elle rigole des genous.

Bon, ça j’aurais pu l’inventer parce que j’ai déjà utilisé cette expression. Une fois. Je me souviens bien, c’était un jeudi après midi de printemps, il pleuvait.

En ce temps là, j’avais vingt ans, sur la télé en noir et blanc, on découvrait le rock’n’roll… Ah non, p’tet pas tient, là je confonds.

Oh, j’aurais du noter tient.

Et puis, nous avons employé le verbe chaloir. Ce qui n’est pas courant, alors autant le noter. Car oui, parfois, nous employons des mots dans les cours. Des mots qu’on emploi pas ailleurs je veux dire.

Chaloir: importer, dans le sens d’être important ; faire attention. Considéré comme un verbe défectif, impersonnel. Un peu comme dans peu me chaut. Peu m’importe quoi. D’ailleurs, à part dans peu me chaut, chaloir n’a que peu d’emploi. Chaloir nous vient du latin calere (être chaud, désirer), dans le sens d’avoir de la chaleur humaine.

C’était un de ces dialogues fins que j’ai noté:

  • C’est pas le tout de chauffer, Chantal
  • Peu me chaut…

Rapport au fait que Chantal a les mains chaudes, ce qui pour le modelage n’est pas évident.. Mais peu lui importe puisqu’elle s’amuse.

Car oui, nous avons aussi modelé des fleurs, pour faire des grappes.


Quelques fleurs…

On voit bien sur la photo les fleurs, mais pas trop les grappes.

Ben oui, c’est normal, c’est parce que là, elle ne sont pas totalement montées.

Sans trop de surprise, je n’ai pas… euh… fini… le montage.. Elles sont donc juste posées sur un bout de papier. Faudrait encore les vernir, les assembler, mettre les clous, etc.

Sympa quand même en l’état, non ?

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