Craft Robo, le coupeur…


Outil informatique de découpe, le Craft Robo me travaillait depuis un bon moment. J’ai enfin craqué ! Ses applications sont nombreuses, je ne fais pour l’heure que les entrapercevoir.

Fidèle à mes habitudes, je vous fais partager mes premières expériences…

De quoi qu’on cause ?

Principalement utilisé pour du Scrap, cet appareil permet de faire des découpes.

Le fonctionnement est simple : comme une imprimante, mais au lieu de tirer des traits à l’encre, il manipule un petit cutter et fait des découpes. Assez précises d’ailleurs.

J’ai retenu le modèle CC330-20 qui se pilote depuis un ordinateur (contrairement à d’autres machines comparables qui nécessitent des cassettes et limitent la création).

Bref, un appareil qui me permet de se faire se rejoindre certains aspects de mon métier (l’informatique) et ma passion (la Fimo, les loisirs créatifs…).

Mais que vais-je pouvoir faire avec cela, dans une application Fimo ? Dans les pistes envisagées :

  • réalisation de guides de coupe
  • fabrication de textures
  • pochoirs

Et bien sûr, j’essaierais sans doute d’autres formes de créations, tel que la création de popup card, origami, kirigami, et autres jeux de papiers

Les premiers essais (voir ci après), révèlent un appareil intéressant. Bruyant à l’usage (si, quand même), relativement rapide à couper (on aimerait plus vite, mais à comparer à un cutter à main, c’est largement plus rapide et surtout plus précis). Seul point noir, son prix, mais quand on aime…

Essais de découpe

Le choix du matériau à découper est important.

Pour des raisons pratiques d’encombrement (le truc n’est pas énorme, mais je préfère garder de la place à la maison pour le bébé!), j’ai apporté la machine a mon bureau, et ai donc commencé par des tests avec des fournitures de bureau principalement, ce qui n’est sans doute pas l’idéal. Encore que, j’ai du stock!

Du côté des papiers

  • Papier 80gr (standard imprimantes), lame jaune. A éviter. Trop fin. Se déchire…
  • Papier 160gr, lame jaune : pas mal, mais le papier a tendance à gondoler. En cas de découpe avec des angles, risque de déchirure. A essayer peut être avec la lame rouge.
  • Papier 270gr (carton de reliure), lame rouge. Pas mal non plus, même s’il y a des petites bavures dans les angles trop serrés.
  • Vieux papier à étiquettes, lame bleue. Surpris du bon résultat, avec l’avantage que la création est adhésive. La difficulté résidera sans doute dans le calage (car ce sont des planches d’étiquettes, prédécoupées…)


Papiers, plastiques, adhésifs… tout y passe !

A priori, pour le travail sur papier coupé / plié, on recommande du 120gr. Je n’en ai hélas pas encore. Je vais sans doute faire une descente chez un marchand de papier prochainement.

Côté plastiques (et comparables)

  • Pochette plastique PVC (150 microns, du genre pochette plastique colorée…), pas concluant encore (n’adhère pas à la feuille de coupe…)
  • Plastique de couverture transparente pour relieuse (PVC 200 microns) lame rouge. Le résultat est intéressant, même si le support n’est pas totalement transpercé. Il suffit d’appuyer avec une pointe pour finaliser. Bref, intéressant.
  • Papier 80gr, plastifié (recto/verso), lame rouge. Résultat très intéressant, même s’il faut fignoler également avec une pointe (très peu), mais avec l’avantage de pouvoir imprimer sur le papier au préalable, et/ou simplement visualiser le support. En 160gr plastifié, ne va pas assez loin, donne un beau massacre.
  • Couverture de magazine, plastifiée. Ce coupe très bien, mais a tendance à gondoler. Un bon dictionnaire et quelques heures devant sans doute le remettre à plat sans difficulté.

Cette piste du plastique me parait personnellement plus intéressante pour le travail de la Fimo, car la Fimo risquerait d’abimer le papier – mais je n’ai pas encore testé.

Histoire d’un essai

Pour tester cela avec un projet plus réaliste, j’ai testé un petit assemblage. Deux découpes identiques, mais dans deux couleurs, avec assemblage.

Pour ce test, j’ai honteusement volé une image sur le Web, provenant de la boutique Birdahoy. La photo d’un petit oiseau gravé dans un galet, au design simple et, je trouve, super sympa. Pour tout vous dire, j’ai découvert dans un même magazine américain à la fois un test sur le CraftRobo (appliqué au laminoir à métaux, d’où l’idée de la Fimo) et le travail de Lesley Todd (Birdahoy). D’où cette sorte d’hommage. Bref.

La première étape va consister à vectoriser la photo en question, c’est à dire (pour faire simple) utiliser un outil informatique pour récupérer les contours intéressants (ou, comme j’ai fait ici, placer les courbes de Bézier à la main). Logiciel utilisé : inkScape (gratuit), ceux qui disposent d’Illustrator peuvent aussi… mais c’est pas gratuit. Pour ses propres créations, on peut bien sûr procéder de même, ou dessiner directement dans Ink Scape.


Les différentes étapes : photo volée, mise en place des vecteurs, ajustements divers, et coupe

Une  fois la chose faite, ne reste plus qu’à importer la réalisation dans le logiciel de la machine, RoboMaster. Robo Master permet aussi de faire les dessins, mais je le trouve moins complet et moins convivial qu’Ink Scape.

Au moment de lancer la découpe, on doit préciser le type de papier, il nous dira quelle lame mettre (en fait, la lame est la même, le guide de couleur permet d’ajuster la profondeur de coupe).

Deux découpes lancées, sur deux papiers différents, et cela s’emboite parfaitement!
Ne resterait qu’a mettre un peu de colle pour faire tenir…

Pour les applications Fimo, tout reste à faire.

Et si vous avez d’autres idées, essais, un retour d’expérience… je suis prenneur !

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