Cabochon « Holes »


Ce samedi 20 octobre, on a fait des trous. Et puis on les a bouché.

Dis comme ça, cela ne semble pas passionnant, mais ajouter que c’était lors d’un l’atelier de Florence rend la chose tout de suite plus intriguante.

Et pour cause.

Un cabochon holes (c’est à dire trous dans l’anglais de Shakespeare – ou tout autre anglais d’ailleurs), c’est quoi ?

Prennons la définition du petit Florence Illustré: des pendentifs creux dont les creux ont été recouvert de polymère perforée, mais dont on a bouché les perforations. Un truc du genre.

L’atelier a donc été orienté trous.

Et on a fait des trous.

Et encore des trous.

Des trous de seconde classe, des trous de première classe. Oui, on la voyait venir celle là. Elle était inévitable, autant la faire dès le début de l’article, comme ça c’est fait.

Mais, on le sait, faire son trou n’est pas toujours simple, et prend du temps. En l’espèce, de multiples cuissons ont été nécessaires pour cuire les creux et les trous. Et ce qui va autour bien sûr.


A un moment, on trouvait que cela ressemblait à un champignon, donc photo
(et du coup la tête de Pâques). Ainsi que le kangourou de Lucette.

Or, la cuisson étant du temps où l’on ne peut guère faire autre chose qu’attendre la fin de la cuison, comment occuper ce temps?

Plusieurs options (cumulatives pour certains):

  • faire un lutin (ou plusieurs), qui ne seront pas forcément cuits d’ailleurs
  • faire une tête de Pâques (qui est une sorte de lutin)
  • faire un kangourou (qui part de la même démarche que celle de faire un lutin: modeler de la pâte, mais de façon plus animale dans le modèle). Encore qu’on peut se demander si le lutin n’est pas une sorte d’animal…
  • manger des cannelés maisons apportés par miss Rainbow. Miam, que c’est bon cette chose, dire que je n’ai pas encore acheté mon moule à cannelés. Honte à moi.

Et puis, l’option prise par toute la bande: papoter.

Être l’homme du groupe me permet de dire que c’est classique. Réunissez plusieurs femmes dans une pièce en leur donnant comme mission de patienter, il est clair qu’il ne faut pas attendre longtemps pour que les langues se délient.

Okay, l’homme du groupe n’est pas en reste…

Bien sûr, je ne pourrais rapporter ici l’ensemble des propos tenus. D’une part car je n’ai pas pu tout prendre en note (beaucoup de temps de cuisson = beaucoup de choses dites). Oui, une sorte de trou de mémoire.

Et surtout car la thématique du jour était le trou, et qu’immanquablement je vous laisse imaginer ce que l’on peut en dire. Dans les limites de la classe et du bon goût qui nous caractérise bien sûr. Le ton était donné avec la clef de la ceinture de chasteté posé sur la table. Je n’en dirais pas plus, ni à qui elle appartenait, ni ne parlerait de son poids (imposant) ni de sa taille (proportionnelle au poids).


Et le résultat final… de trous, de creux et de bosses…

Nous avons quand même élevé le débat par moment, et de bons propos se sont tenus.

Si.

Retenons que l’imperfection fait partie du processus créatif. Car chercher à atteindre la perfection mais ne pas l’atteindre permet de donner à un objet son côté fait main qui peut avoir un intérêt artisanal, à l’opposé des objets industriels aux perfections routinières qui en deviennent ennuyeux par leur absence de défaut. Bon, c’est une philosophie qui peut se tenir. Et qui en fait bondir d’autre (hors de leur trou?) qui tendent vers une approche zéro défaut, surtout pour du bijou.

Non, mais faut pas croire, même si je brode un peu par ce résumé, on a parfois des discussions élevées…

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