Lutins… en folie !


Ce samedi 9 février, encore un atelier que j’attendais avec impatience. Il faut dire que Flo l’a plus ou moins planifié pour moi (ou presque…)

Oui, vous l’avez deviné, un atelier (délirant) consacré aux lutins !

Il y aurait tellement à dire sur cet atelier que je ne sais par où commencer.

Soyons factuels.

L’atelier

L’atelier a été étalé sur toute la journée, c’est-à-dire qu’il a commencé à 10h (un chouilla avant) pour se terminer en fin d’après midi (le temps s’est arrêté j’ai l’impression). Nous étions 8 élèves studieux, un professeur, et une élève moins studieuse puisqu’arrivée en retard (et pourtant, elle habite à pied, si).

L’objectif était de reproduire 4 lutins, dont un chevauchant prestement un escargot de course, plus un oiseau nain et une coccinelle géante. Par rapport aux lutins s’entend. Il est vrai que penser que l’oiseau est plus petit que la coccinelle ou l’escargot gâche un peu le côté réaliste de la chose. Mais bast!

Quoique avec un programme ambitieux, nous avons réussi à mener à bien la mission qui nous était confiée. Il faut dire que Flo s’était donné du mal à préparer les couleurs, ce qui explique l’absence de jaune ou d’orange.

Les répliques

Cela fait partie des incontournables de cette chronique des ateliers, les fameuses citations que je note en douce (mais que tout le monde sait désormais que je note), soit sur mon bout de papier soit dans mon esprit tourmenté. Ce qui explique leur fidélité dans la retranscription.

Nous avons eu le droit à une intense réflexion collective sur cette pauvre famille de lutins. Car Florence, qui a sans doute gardé une âme d’enfant, voit dans l’univers des lutins un monde idyllique, où tout le monde est heureux, gambade gaiement dans les folles herbes des prairies, ou sirote à l’ombre d’un champignon au fond des bois des gouttes de rosées fraichement tombées d’une toile d’araignée ou d’un liseron… Elle n’a sans doute pas tord, certaines familles de lutins sont un peu insouciantes. Mais après enquête, on est assez loin de cette image d’Epinal pour nos 4 personnages (j’y reviendrais).

Sachons tout de même que si les personnages sont deux enfants et leurs grands parents, c’est que les parents sont morts. Qu’ils sont au paradis des chiens, mais que les enfants ne sont pas au courant, ce qui explique leurs sourires béats.

Dans un autre registre, nous avons appris que la petite fille avait un pantalon pour que l’on ne puisse pas voir sa culotte sous sa robe. Et d’ailleurs, puisque l’on parle vêtements, certains lutins se baladent en string dans les orties.

J’ai également appris un que quand la barbe du grand père rebique, il faut la débiquer. Que tout le secret du chapeau des lutins est qu’il faut savoir faire des pizzas coniques.

Le palme de la phrase intéressante reste cette réflexion assez cryptique:

Elle a une banane dans les mains, alors je pars aux toilettes.

D’ailleurs, nous avons eu la réplique inverse quelques heures plus tard, du genre elle est au toilette, profites-en pour manger ta banane.

Ben oui… Ca ne s’invente pas.

La véritable histoire des lutins…

Bien sûr, je viens de l’annoncer, on a appris que les parents sont morts. Et forcément, on s’est posé beaucoup de questions sur le pourquoi, comment, et autres.

Car on ne peut pas laisser certaines questions sans réponses. Et pourtant, certains témoignages sont troubles, contradictoires, les langues ne se délient pas toujours. Difficile à reconstituer tout ça, j’ai donc essayé de faire une synthèse des éléments à notre disposition.

Voici donc la véritable histoire de cette famille de lutin.

La grand-mère aurait un passé trouble, tumultueux, sans doute de stripteaseuse. Elle possède une belle balafre entre les deux oreilles sur l’arrière de la tête, que cachent partiellement ses cheveux blancs. Elle parle aux oiseaux, surtout aux oiseaux miniatures. On n’en sait guère plus. C’est peut être elle qui court en string dans les orties?

Le grand-père passe son temps à boire de l’hydromel, à jouer aux courses, ou à chevaucher à toute allure son escargot. Il boit du rhum aussi. C’est dire qu’il boit beaucoup. Pourtant, même sur un escargot, c’est boire ou chevaucher. Encore que chevaucher se dit pour un cheval, il faudrait peut être dire escargocher? Bref, il boit. D’après certain, il battrait sa femme et les enfants. On susurre qu’il aurait parfois regardé la petite fille d’un air pervers, mais les témoignages divergent sur ce point.

La mère, morte dans des conditions difficiles à expliquer, aurait un passé également trouble, mais sur un autre registre. Elle est en effet connue pour fricoter (lutiner?) avec de nombreux autres lutins, dont le chef du village, le trésorier, le jardinier, le bucheron, et j’en passe. Tout en étant mariée, bien sûr. Chose certaine, elle se serait enfuit avec l’un de ses amants en abandonnant ses enfants et mari. Certains sont convaincu que c’est le chef-trésorier (pour des histoires d’argent), d’autres persuadés que c’est avec le bucheron (jugé plus viril). Dans tous les cas, personne ne l’a jamais revu (si ça se trouve, elle vit encore, mais où?).

Le père, pour le coup, tout le monde est d’accord. C’était un bon bougre qui s’est suicidé après le départ de sa femme. Pas grand-chose à dire de plus. C’est fou comme les bons bougres n’intéressent personnes, n’ont pas de faits notables à relater dans une chronique.

Pour les enfants, ils ont été récupérés par les grands parents. Ne semblent pas au courant que les parents sont morts. Le garçon est un peu bêta, passe ses journées à regarder les coccinelles et les fleurs. D’après certains, il serait tombé sur la tête étant petit. La fille chante avec les papillons mais n’en a guère le temps car elle doit s’occuper de toutes les corvées de la maison (mais reste souriante quand même, sinon c’est le coup de ceinturon du grand père)…

Avec ça, on est bien loin de la vision champêtre de Florence sur ses lutins des bois souriants.

Et pourtant, nos lutins continuent de sourire.

Et nous aussi, pour peut être un des ateliers les plus déjanté (à ce jour).

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