Bouquet de fruits rouges


Ce samedi 10 mars j’ai participé à mon premier atelier journée complète pour la réalisation d’un collier de fruits rouges assortis (avec feuilles décoratives).

Une journée de créativité, d’apprentissage et de délire total.

Avec un lutin en bonus spécial !

Journée dure car commencée tôt. Du moins pour moi, avec un bébé hurleur vers 6h moins le quart… Ce qui, après plusieurs jours du même traitement, me fait des nuits courtes. Bref, vers 9h, après avoir biberonné, joué, lu des histoires, je me mets en route pour une traversée de Paris à la fraiche, avec un petit temps bien agréable. Arrivée à l’atelier à 10h, sur le fil…

Cela faisait un moment que je n’étais pas venu, et c’est toujours agréable de retrouver la fine équipe (même s’il y a quelques têtes nouvelles parfois). Une troupe bien sympathique, qui s’étend même quasiment hors de nos frontières. Pensez, nous avions une alsacienne et une du 04 (et pas du Un-Trois, ne pas confondre), venues exprès. Si, si !

Pfff… Dès le deuxième paragraphe, on attaque les private jokes. Ca va être dur de suivre, je vous préviens. D’autant que si on apprend qu’il y a plusieurs régions en France, on a aussi appris qu’il y avait plusieurs langues. Il faut dire qu’avec une prof belgo-franco-américaine (ou presque), ça n’aide pas.

Allez, revenons à nos moutons de fruits rouges.


Cerises, fraises, framboises, mûres, groseilles…

La brochure annonçait Modelage d’une multitude de fruits rouges et de feuilles décoratives – le tout monté en un superbe collier.

Il faut donc modeler les fruits.

Nous avons commencé par le plus simple, les cerises. Et il est bien court le temps des cerises, car les choses sérieuse vont suivre. Glissons tout de même cet extrait de dialogue:

  • On fait pas une fente sur la cerise ?
  • (après avoir essayé) Non, ça fait fesse…

Suivront les fraises. Pas le plus dur, même s’il faut faire attention aux fentes (encore). Qui n’en sont pas en réalités. Glissons un peu de culture en passant ; on appelle cela des akènes.

Un akène (parfois écrit achaine ou achène) est un fruit sec, indéhiscent, à graine unique, dont le péricarpe, plus ou moins sclérifié, n’est pas soudé à la graine. Dans certains cas, le réceptacle floral se transforme aussi et donne un faux-fruit portant les akènes, c’est le cas de la fraise.

Donc, nous apprennons que la fraise est un faux fruit, car c’est l’akène le vrai fruit (c’est beau la culture, c’est par ici pour en savoir plus).

Mais comme notre illustre professeur n’aime pas le jaune et que les akènes sont plutôt jaunes, point d’akène, on les remplacera par des trous / fentes. En même temps, soyons réalistes, fabriquer nos fraises avec des akènes jaunes par dizaines aurait été pour le moins long, alors que les trous sont assez faciles à faire (même si chacun optera pour une forme de trou différentes).

Notons toutefois encore une phrase choc:

  • Il ne faut pas penser suppositoire ni carotte, mais Tagada

Ne voulant pas me payer la fraise de quelqu’un, je ne dirais pas qui a dit… Et je n’insisterais pas sur les blagues qui ont fusée dans tous les sens, rapports aux fentes.

Ce fut alors la pause déjeuner, l’occasion de papoter gentiment dans la bonne humeur. La bière a coulé a flot (surtout car une canette de bière ouverte un peu trop vite a tendance a s’échaper partout).

Puis vint le moment tant attendu des mûres et des framboises, dont la technique est similaire. Et longue. Car pour chaque fruit, c’est une multitude de rond-rond à faire.

Phrases sorties de leurs contextes:

  • Tu as perdu la boule
  • Il faut les re-bouler.

Le temps des feuilles… et du lutin

Il faut bien le dire, la journée a été longue (voir introduction ci dessus). Et au bout d’un moment, j’avais un peu les yeux qui se croisaient.

La fatigue qui s’installe.

Au moment d’attaquer les feuilles.

J’ai donc un peu décroché à ce moment là, préférant faire un lutin.

Le lutin est pour moi un passage obligé a chaque atelier ou presque. C’est surtout l’occasion (généralement) de recycler quelques chutes de pâte, tout en se détendant un peu.


Le lutin des feuilles

Ce coup ci, ce fut un dérivatif, qui m’a évité de faire les feuilles (impossible de me concentrer dessus).

On constate sans surprise que le lutin est de couleur vert, vert feuille devrais-je préciser. La peau est un peu cerise…

Bref, j’ai consommé tout mon vert pour faire ce lutin (qui ressemble a un bonhomme de neige).

Et bien sûr, lors du montage, cela se ressentira, il manquera des feuilles…

Montage, terminé à la maison

Ah ben oui, je vous sent impatient(e)s de voir à quoi cela ressemble tout ça. A force de vous tenir en haleine depuis tout à l’heure !

A la fin du cours, et pour les raisons évoquées ci dessus (le passage sur le lutin, la fatigue…) j’étais loin d’avoir tout fini. Notamment les groseilles (une horreur à faire, voir l’histoire des doigts ci dessous).

J’ai donc, mais oui, mais oui, terminé chez moi le surlendemain (ou presque).

Voici donc le collier monté (ou presque…)


Ah, tiens, le collier au fait…

Presque car on ne s’en rend pas vraiment compte sur la photo, mais il n’est pas réellement monté, j’ai disposé les fruits comme si, mais j’avoue ne pas avoir tout fait.

Pour le montage, en fait mon problème est que je n’ai pas assez de mains, tout en ayant trop de doigts (ou du moins des doigts trop gros). En fait, il serait plus simple d’avoir 3 mains avec 4 doigts chacune comme Mickey (ou 4 mains, la 4ème pourrait servir à se gratter… le dos). Quatre doigts, parce qu’avec 5 doigts à chaques mains, ça finirait par couter cher en gants.

Voilà le récit un peu long de cette folle journée… vivement la suivante !

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